Chaque bloc existe en deux versions. Lis la version technique ; si un passage résiste, toucheen clair à côté de son titre, ou bascule toute la page avec le sélecteur ci-dessus.

Le pilotage européen : Maastricht et le pacte de stabilité

I — L'approche globale des finances publiques · F. Pilotage des finances publiques

En une phrase

Les États membres de l’Union européenne sont soumis à deux critères budgétaires, un déficit inférieur ou égal à 3 % du PIB et une dette inférieure ou égale à 60 % du PIB, dont le non-respect peut déclencher une procédure de déficit excessif.

Pourquoi cette règle existe

Avec une monnaie commune, les déficits d’un État affectent les autres. Le traité de Maastricht (1992) a donc fixé des repères communs, et le pacte de stabilité et de croissance (1997) a organisé la surveillance multilatérale des budgets.

Comment ça marche

  • Critère de déficit : déficit public planifié ou effectif inférieur ou égal à 3 % du PIB.
  • Critère de dette : dette publique brute inférieure ou égale à 60 % du PIB.
  • Exceptions : un dépassement de la dette n’entraîne pas automatiquement une procédure si la dette diminue à un rythme satisfaisant ; un déficit au-dessus de 3 % peut être toléré s’il est exceptionnel et temporaire.
  • Procédure de déficit excessif : mise en œuvre par la Commission et le Conseil, avec des recommandations puis, en cas de non-respect, des mesures contraignantes.
  • Réforme de 2024 : depuis le règlement (UE) 2024/1264, qui modifie le règlement n° 1467/97, la procédure s’appuie aussi sur une trajectoire de dépenses nettes pour les pays dont la dette dépasse 60 % du PIB. Par décision du 26 juillet 2024, le Conseil a constaté un déficit excessif en France.

Exemple concret

Un État affiche 4 % de déficit pendant trois ans. Le critère de 3 % n’est pas respecté. La Commission étudie si ce dépassement est exceptionnel et temporaire, puis peut proposer une procédure de déficit excessif, avec des délais pour corriger la trajectoire.

Vocabulaire

  • Critères de Maastricht : Déficit public au plus égal à 3 % du PIB et dette publique au plus égale à 60 % du PIB.
  • Pacte de stabilité et de croissance : Cadre de surveillance budgétaire de l’Union, institué en 1997, précisé par le règlement n° 1467/97.
  • Procédure de déficit excessif (PDE) : Procédure engagée contre un État qui ne respecte pas les critères, avec recommandations puis mesures.
  • Eurostat : Office statistique de la Commission, chargé de calculer les données de déficit et de dette.

Les textes à citer

  • Protocole (n° 12) sur la procédure concernant les déficits excessifs, annexé au Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne : les valeurs de référence de 3 % et 60 %.
  • Règlement (CE) n° 1467/97 du Conseil, du 7 juillet 1997, relatif à l’accélération et à la clarification de la procédure concernant les déficits excessifs.

La source à connaître

  • Eurostat, « Procédure concernant les déficits excessifs » : explique les critères, leurs exceptions et la notification des données par les États deux fois par an (ec.europa.eu/eurostat).

Piège / à ne pas confondre

Les deux critères sont distincts : un État peut respecter celui de déficit et dépasser celui de dette. Un dépassement n’entraîne pas mécaniquement une sanction : la Commission apprécie les exceptions. Les 3 % portent sur le déficit annuel, les 60 % sur le stock de dette.

À retenir pour l'épreuve

Critères : 3 % du PIB pour le déficit, 60 % pour la dette. Exceptions à apprécier. Pacte de stabilité (1997). Procédure de déficit excessif.

Vérifier que c'est acquis

1 question(s) tirée(s) du quiz de la matière · touches 1 à 4 pour répondre ·

Quels sont les deux critères de Maastricht ?

Notion lue jusqu'au bout ? Valide-la pour suivre ta progression.

Raccourcis : ← → notion précédente / suivante · / rechercher

Quiz de la matièreFiche de révision